Le temps des cerises, c'est la Sainte touche des merles moqueurs, des grives titubantes, des pigeons amoureux comme sur les armoires normandes. Nos cerisiers sont les assommoirs où s'estourbissent les étourneaux, mais aussi de petits passereaux qui s'arsouillent à pulpe que veux-tu. Combien de merles grisés, de grives éberluées s'oublient dans l'ivresse, s'envolent sans leurs ailes, pochards de la pire eau, pour se fracasser sur la vitre de la véranda, KO techniques? C'est là qu'il faut surveiller les chats qui guettent l'accident d'un œil sournois, sous couvert de sieste trompeuse, les tenir enfermés le temps que l'étourdi récupère et s'en aille cuver son mauvais sherry à l'abri d'une haie, se jurant comme corbeaux qu'on ne l'y prendrait plus -promesse d'ivrogne.
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