Il reste peu de temps. Les chants d'oiseaux sont rares et rares les butineuses, abeilles décimées, alouettes évanouies dans le ciel rose de nos particules alimentaires, le plus commun du vivant vient à nous manquer, moineaux gris de la poussière des parcs, maquereaux d'acier bleu dont les bancs ne sont plus, crevettes grises de mon enfance parties pour des eaux plus vivables -mais il n'est plus d'eau pure, le baptême est vain qui ne nous sauvera pas, aucun dieu ne nous veille. Faire sans mais faire en sorte que, s'il n'est pas trop tard, cesse ce temps des viandes torturées, des métaux lourds dans le pain des pauvres, de la chimie qui tue et qui prétend guérir. C'est mal parti, décidément. Essayer quand même, et sourire à voir les grenouilles de retour dans la mare.
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